Auteure : Florence Baille

 

On n’est pas toujours à la fête !

On n’est pas toujours de la fête !

 

Les fêtes de fin d’année approchent à grand pas, et pourtant tout le monde ne s’en réjouit pas !

 

Si vous êtes de ceux-celles-là, ce qui suit est pour vous.

(Notez que ceci a été écrit à l’occasion des fêtes de fin d’année mais peut convenir pour toute autre occasion).

 

C’est un phénomène étonnant et même paradoxal que la montée des émotions de tristesse, voire même de colère, à l’annonce des fêtes de fin d’année. De fin et de début d’année, puisqu’à la fête originairement religieuse de Noël, il faut rajouter le passage au nouvel an qui appartient également au début de la nouvelle année.

 

Je ne rentrerai pas dans la représentation biblique de Noël, qui appartient à chacun et ne me paraît pas intervenir dans cet état quasi mélancolique qui touche un certain nombre d’entre-nous. Et j’en ai fait partie à une certaine période de ma vie.

D’autre part, la fête du jour de l’an est autant concernée que celle de Noël.

 

 

NOËL

 

Traditionnellement, Noël est considéré comme une fête familiale et destinée tout particulièrement aux enfants.

 

Vous vous souvenez peut-être des repas familiaux interminables, ponctués de discussions aigre-douces sur les sujets sensibles comme l’argent, la politique… favorisées par les boissons alcoolisées qui délient les langues. Ces repas là n’incitent pas à y revenir, j’en convient. Heureusement cela ne se passe pas comme cela chez tout le monde. Et rien ne vous oblige à faire de même.

 

Vous vous souvenez aussi des décorations, des cadeaux aux pied du sapin, des cachotteries au sujet du père Noël. C’est le côté agréable de ces fêtes. Il y a aussi les déceptions lorsque les cadeaux attendus ne viennent pas ou ne correspondent pas à nos désirs, les désillusions.

 

Toute la palette des émotions peut être ressentie, de la meilleure à la pire.

LE NOUVEL AN

 

Le premier de l’an est plutôt considéré comme la fête des adultes, des amoureux, des fêtards, des amis. Mais que faire quand l’on se sent seul-e, le cœur en peine ?

Comment s’amuser avec les autres, quand le seul fait d’entendre rire quelqu’un nous fait souffrir ?

 

Malgré ces différences entre ces deux fêtes très rapprochées, il semble qu’elles soient aussi difficiles à vivre l’une que l’autre pour certain-e-s d’entre-nous.

 

Bien sûr, cet état de déprime peut être directement lié à un événement traumatique survenu à cette période, ou bien à un problème affectif ou de santé physique actuels. Dans ces cas là, il est bien difficile de se réjouir et de participer aux festivités.  Certaines personnes ont cette capacité de faire la part des choses et prendre du plaisir malgré les circonstances. Pour la majorité d’entre-nous, c’est une épreuve.

 

Mais bien souvent, aucun évènement ne permet d’expliquer le rejet de toute invitation à la fête.

 

Qu’il s’agisse d’un vague à l’âme, d’une tristesse incontrôlables, ou d’un sentiment de rejet inexplicable, nous voici devenus, de nous mêmes, les exclus des fêtes.

 

 

SE DONNER LE CHOIX

 

Vous commencez peut-être à voir où je veux en venir !

 

Dans la plupart des cas, cet état émotionnel n’est pas directement lié à la période festive. Cet état émotionnel négatif est lié à notre perception erronée de notre environnement et à la représentation que nous avons des fêtes de fin d’année.

Cela vient de nous ! Cette représentation plus ou moins consciente a pris le dessus sur ce que nous souhaiterions au fond de nous, et nous fait agir en nous laissant croire qu’il s’agit de notre propre volonté. En clair, nous nous racontons des histoires sans le savoir !

 

Nous avons le choix de décider de s’amuser, de se détendre ou de rester seul-e dans son coin convaincu-e que nous sommes malheureux-se, mal-aimé-e. Ce dernier choix va donc nous conforter dans l’idée que ces fêtes sont sans intérêt, plus ou moins obligées car pas spontanées. Nous nous trouvons toutes sortes de bonnes raisons de détester cette période, et comme nous sommes nombreux-ses à penser de même cela ne fait que renforcer la croyance que l’on ne peut s’amuser qu’en dehors de tout rituel festif. Bref, nous nous enfermons dans un cercle infernal. Plus je me sens isolé-e, plus je m’isole, et plus je me sens isolé-e….

C’est vrai d’une manière générale, et plus particulièrement durant cette période. Parce que c’est la fin de l’année, parce que c’est l’hiver, parce que…

 

Alors ! Qu’allez-vous faire ?

Rester seul-e dans votre coin ? J’ai connu ça, et maintenant, avec le recul, je me dis que j’ai été bien punie par moi-même.

 

Au lieu de ne voir que le côté déplaisant de ces fêtes « obligées », j’aurai pu choisir de voir le bon côté des choses et profiter des bons moments. Pourtant, je n’ai pas fait le choix agréable parce que je n’étais pas intérieurement disponible pour apprécier ce qu’il y a de bien dans les fêtes de famille, dans les fêtes entre amis ! Et laisser tout le reste.

 

Pensez-vous réellement que vous décidez par vous-même ou est-ce votre émotion du moment qui vous pousse à prendre telle décision plutôt que telle autre ?

 

Pensez-vous réellement que vous vous donnez tous les moyens pour faire le meilleur choix pour vous-même ?

FAIRE LE MEILLEUR CHOIX POUR SOI

 

Pour pouvoir choisir réellement, il est important d’évaluer notre « météo interne » afin de travailler sur la partie de nous qui sabote l’envie de s’amuser de notre enfant intérieur. Je veux parler de notre état émotionnel du moment.

 

Loin de moi l’intention de vous dire ce que vous avez à faire !

Faire la fête quand la majorité des personnes la font, n’est ni bien, ni mal.

L’important est de choisir, et en dehors de circonstances particulières, nous avons le choix.

L’important donc est de faire le meilleur choix pour soi, quelqu’il soit. C’est à dire, se sentir bien dans ce choix.

 

Facile à dire !

 

 

4 ETAPES POUR CHOISIR AU MIEUX

 

Moins facile à faire ?

Voici 4 étapes pour vous aider à choisir au mieux de votre désir.

 

1- La première étape est de noter votre état émotionnel actuel.

Que ressentez-vous ? De la tristesse, de la frustration, de la colère, de la peur… ? Avez-vous un sentiment d’abandon, de rejet, d’injustice… ? A combien évaluez-vous votre état émotionnel, sur une échelle de 1 (minimum) à 10 (intensité maximale).  Notez tout cela par écrit.

 

2- La deuxième étape est de faire la part de ce qui dépend de vous et de ce qui est indépendant de votre volonté et sur quoi vous n’avez aucun pouvoir.

Notez par écrit sur 2 colonnes (« ce qui dépend de moi » / « ce qui ne dépend pas de moi »).

 

3- Dans la troisième étape vous allez recouper les 2 étapes précédentes.

Vous allez évaluer votre état émotionnel et son intensité (de 1 à 10) pour les éléments que vous avez notés dans chaque colonne de la 2° étape.

 

Maintenant que vous avez fait le plus difficile, oui, le plus difficile, vous voilà face à votre réalité.

 

D’un côté, vous avez la liste des choses sur lesquelles vous pouvez intervenir afin de vous libérer de émotions qui leurs sont liées. Dans ce cas, je vous invite à rechercher vos meilleures solutions et à les mettre en application. Au besoin, faites-vous aider par une personne de confiance, si possible neutre, ou un-e professionnel-le.

 

De l’autre côté, vous avez la liste des éléments de votre vie qui ne dépendent pas de vous avec les émotions qui y sont associées. Comme vous l’avez compris, si la résolution de la situation ne dépend pas de vous, par contre, vous pouvez intervenir sur la manière dont vous la vivez. Il existe de nombreuses techniques efficaces qui permettent de travailler l’acceptation de ce qui est comme avec la méditation de pleine conscience, ou de gérer ses émotions comme avec l’EFT (Emotional Freedom Technique)… Il en existe bien d’autres, à pratiquer seul ou avec un accompagnement par un professionnel. A vous de choisir (encore!). Personnellement et professionnellement, j’utilise plusieurs techniques avec une préférence pour l’EFT.

 

4- Puisque vous avez fait la part des choses qui vous bloquaient face à cette période festive, passons à la quatrième étape. Reconnectez-vous avec votre enfant intérieur, engagez un dialogue avec lui. Ecoutez-le, écoutez son besoin.

 

A-t-il envie de s’amuser, de voir la famille, les amis, bref, faire la fête ? Ou bien, préfère-t-il rester tranquille, seul ou en petit comité, autour d’un repas amical, ou devant un plateau-télé ?

 

Puis recentrez-vous sur votre état émotionnel. Si vos émotions douloureuses ont bien diminué voire même sont totalement apaisées, alors vous avez trouvé ce qu’il vous convient de faire pour ces fêtes de fin d’année. Car c’est votre ressenti corporel qui vous oriente vers le meilleur choix pour vous.

 

Et passez de bonnes fêtes !

 

 

Quelque soit votre choix sur la manière dont vous passerez ces fêtes, je vous souhaite le meilleur.

 

N’hésitez pas à faire appel à un professionnel si vous pensez avoir besoin d’être accompagné dans votre choix.

 

Si vous vous voulez booster votre énergie, voici un programme gratuit qui peut vous y aider :

https://emotyvie.com/7-peps-energie/

 

A bientôt avec de prochains conseils.


Florence Baille

Coach pour entrepreneurs et cadres hypersensibles

Thérapeute en gestion des émotions

Page Facebook : Emotyvie

Merci de transmettre vos remarques, vos suggestions et vos questions à

https://emotyvie.com

 

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